4. UN RAYONNEMENT ACCRU EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER

Le Centre Pompidou, grâce à une collection de plus en plus ouverte, au savoir-faire de ses équipes et à la qualité de sa programmation, continue de se déployer au sein d’un réseau global. Fort du développement de sa politique de diffusion des collections dans les régions (+33% par rapport à 2015) comme à l’étranger, le Centre Pompidou rayonne et donne à voir au plus grand nombre les œuvres de ses collections ainsi que les productions des cinémas et des spectacles vivants. Enfin, sa politique de prêts, en France et à l’étranger, en fait l’un des tous premiers prêteurs mondiaux.

 

#Une présence territoriale en constant développement

Le Centre Pompidou-Metz

Le Centre Pompidou-Metz est la première décentralisation d’une grande institution culturelle nationale liée par une convention d’association. Son projet culturel propose à un large public une programmation exigeante en s’inspirant des valeurs du Centre Pompidou - l’innovation, l’ouverture à tous les publics, la pluridisciplinarité - et en s’appuyant sur son savoir-faire, son réseau et sa notoriété. Pour ce faire, il bénéficie d’un atout unique : un accès privilégié aux trésors du musée national d’art moderne qui, avec plus de 105 000 œuvres en 2016, conserve la plus importante collection d’art moderne et contemporain en Europe.

Le Centre Pompidou-Metz veut être un grand centre d’exposition, de recherche et d’initiative qui rassemble de nombreux domaines de la création contemporaine pour reprendre les termes, toujours d’actualité, du programme originel du Centre Pompidou.

Vues du Centre Pompidou-Metz © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : R. Halbe#
Vues du Centre Pompidou-Metz © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : R. Halbe#
Vues du Centre Pompidou-Metz © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : R. Halbe
Vues du Centre Pompidou-Metz © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : R. Halbe#
Vues du Centre Pompidou-Metz © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : R. Halbe

Une fréquentation remarquable pour un établissement en région

Depuis son ouverture en mai 2010, le Centre Pompidou-Metz a accueilli plus de 2,935 millions de visiteurs, se positionnant toujours parmi les institutions culturelles les plus fréquentées en région. En 2016, sa fréquentation globale s’est établie à près de 300 000 visiteurs, dont notamment 114 000 grâce au succès de l’exposition « Sublime. Les tremblements du monde » et 100 000 pour « Entre deux horizons, avant-gardes allemandes et françaises du Saarlandmuseum ».

Depuis six ans, le Centre Pompidou-Metz est le musée d’art moderne et contemporain le plus visité en France ( hors Île-de-France). 

En 2016, le Centre Pompidou-Metz a continué son ancrage territorial et augmenté d’un tiers la proportion de ses visiteurs étrangers, issus des pays limitrophes (Allemagne, Belgique, Luxembourg). 

Des expositions temporaires de dimension internationale et pluridisciplinaire

Depuis son ouverture, le Centre Pompidou-Metz a fait découvrir au public 30 expositions et plus de 300 manifestations de dimension internationale. Il a développé des itinérances avec diverses institutions partenaires dans le monde entier.

Ainsi, il a coproduit l’exposition « An Imagined Museum », présentée jusqu’au 14 février 2016 à la Tate Liverpool, puis du 24 mars au 04 septembre 2016 au Museum für Moderne Kunst Frankfurt (MMK). Une troisième présentation, le 19 octobre 2016 au Centre Pompidou-Metz, s’intitulait « Un musée imaginé » et s’appuyait sur des dispositifs novateurs de médiation. 

La collection du Centre Pompidou, la plus importante d’art moderne et contemporain en Europe, a été un des piliers de ce projet itinérant, accompagnée par les collections de la Tate et du Museum für Moderne Kunst Frankfurt (MMK). 

Dans la continuité de l’accrochage de « Phares » qui a pris fin le 15 février 2016, le Centre Pompidou-Metz a ouvert en avril une deuxième exposition temporaire de longue durée, dont les œuvres proviennent essentiellement des collections du Centre Pompidou : « Musicircus, œuvres phares du Centre Pompidou ». Totalisant 145 000 visiteurs, ce parcours entre musique, performances et arts plastiques a réuni dans la Grande Nef (espace d'exposition unique en Europe par son volume) une quarantaine d’œuvres illustrant la pluridisciplinarité forte qui constitue l’ADN de l’établissement messin. Performance, musique et arts de la scène ont aussi été mis à l’honneur dans l’exposition monographique « Oskar Schlemmer, l’homme qui danse » (13 octobre 2016 - 16 janvier 2017). Des performances musicales ou dansées ont animé les galeries où se déployaient ces deux projets pluridisciplinaires, tissant ainsi des liens créatifs nouveaux entre œuvres exposées et expressions artistiques contemporaines.

Oskar Schlemmer, Ballet triadique, séquence noire, l’abstrait, 1920/22 (Reconstitution 1967/85), 2016. Photo : © Archive C.Raman Schlemmer © Oskar SchlemmerOskar Schlemmer, Ballet triadique, séquence noire, l’abstrait, 1920/22 (Reconstitution 1967/85), 2016. Photo : © Archive C.Raman Schlemmer © Oskar Schlemmer
 

#Prêts et Dépôts 

Les prêts

Grâce à l’ampleur et la qualité de sa collection le Centre Pompidou est l’un des tous premiers prêteurs mondiaux et conforte son rayonnement et son influence dans le monde muséal. Cette politique très active de prêts lui permet également de nouer des liens partenariaux forts et durables avec les autres institutions.

La politique de diffusion des collections du Centre Pompidou a connu une progression de 33% par rapport à 2015 avec 4 961 œuvres prêtées en France et à l’étranger. 

Cependant, 3 745 pièces ont fait l’objet de refus en raison soit de leur fragilité, ce qui a concerné des œuvres graphiques prêtées récemment, soit d’un état non compatible avec une exposition au public. Par ailleurs, des demandes n’ont pu aboutir parce que l’œuvre était déjà prêtée. Le nombre de refus est stable par rapport aux années précédentes et celui des expositions, 353, a connu une légère baisse (341 en 2014).
En France, 2 091 œuvres ont été prêtées en 2016, représentant 42% du total des prêts. 

2 091 Oeuvres prêtées en France  42%du total des prêts 

Répartition du nombre de prêts par disciplines (France et étranger) :

  • arts plastiques (peintures, sculptures, installations), 1 365
  • dessins et estampes, 1 559
  • photographie, 676
  • architecture, 81
  • design, 247 
  • vidéos, 75
  • œuvres cinématographiques, 97
  • documents de la Bibliothèque Kandinsky, 631

Parmi les prêts consentis, 72% étaient destinés à des expositions courantes et 291 ont rejoint les expositions organisées par le Centre Pompidou-Metz : 24 pour « Phares », 23 pour « Cosa mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l'art du 20e siècle », 42 pour « Sublime. Les tremblements de terre du monde », 96 pour « Musicircus. Les œuvres phares du Centre Pompidou », 94 pour « Entre deux horizons. Avant-gardes allemandes et françaises du Saarlandmuseum », 12 pour « Oskar Schlemmer, l’homme qui danse ».
Quelques expositions marquantes ayant bénéficié des prêts d’œuvres du Centre Pompidou :

Prêts

Les dépôts

Les dépôts sont accordés pour de longues durées à des institutions en région dans le cadre de la politique de diffusion territoriale des œuvres de la collection du musée. Ils tiennent une place importante dans son activité puisque près de 5 500 œuvres sont actuellement déposés dans les musées en région. Le musée répond le plus souvent favorablement aux demandes de dépôts mais la tendance observée ces dernières années montre que les récolements effectués dans les musées et la signature maintenant systématique de convention de dépôt conduit plutôt les institutions à rendre des œuvres qu’à en emprunter. 
Par ailleurs, chaque nouvelle dation fait l’objet d’une dispersion systématique sur le territoire national (exemple : la dation Soto). Enfin, les dépôts importants coïncident souvent avec l’ouverture de nouveaux lieux de diffusion en région, phénomène qui tend néanmoins à se ralentir actuellement.

Nouveaux dépôts acceptés en 2016 - 184 œuvres

Paris, Musée de Montmartre, mise en dépôt de 2 œuvres : Utrillo (auparavant en dépôt à Strasbourg et jamais montrée) et 1 affiche-lithographie de Kandinsky (dont le mnam / cci possède des dizaines d’exemplaires) ;
Valence, Musée d’art et d’archéologie, mise en dépôt de 6 peintures de Daragnès, Dufy, Friesz, La Fresnaye, Lhote et Vlaminck ;
Aubusson, syndicat mixte de la Cité internationale de la tapisserie, mise en dépôt de 5 œuvres : 1 tapisserie de Coutaud et 4 sculptures de Adam, Beaudin, Bloc et Penalba ;
Roubaix, la Piscine, mise en dépôt de 2 sculptures de Mokhtar et Poupelet ;
Rennes, Musée des beaux-arts, mise en dépôt de 2 œuvres de la dation Mathieu ; 
Caen, Musée des beaux-arts, mise en dépôt d’1 peinture de Metzinger ;
Lyon, Musée des beaux-arts, mise en dépôt de 2 œuvres de Hantaï et Mathieu (dation) ;
Nantes, Musée des beaux-arts, mise en dépôt de 2 œuvres de Mathieu (dation) ;
Metz, Musée de La Cour d’Or, mise en dépôt d’1 œuvre de Mathieu (dation) ;
Albi, Musée Toulouse-Lautrec, régularisation de mise en dépôt d’1 œuvre de Grün (non localisée précédemment) ;
Toulouse, Les Abattoirs, mise en dépôt de 159 œuvres (Donation Cordier), dont une partie sous réserve d’usufruit ;
Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud, mise en dépôt d’1 œuvre de Torres-Garcia.

Fin de dépôts - 83 œuvres 

Paray-le-Monial, Musée d’art sacré du Hiéron, régularisation de fin de dépôt pour 69 dessins de Naudin, jamais partis ;
Caen, Musée des beaux-arts, fin de dépôt d’1 peinture de Gleizes ;
Paris, Assemblée nationale, fin de dépôt de 6 œuvres Luigini, Bazaine, Ceria, Poughéon, Urbain et Vieira da Silva ;
Saint-Rémi-de-Provence, Musée Estrine, fin de dépôt d’1 œuvre de Le Moal (dation) jamais partie ;
Paris, Musée d’Orsay, régularisation de fin de dépôt d’1 œuvre transmise au musée d’Orsay par le musée du Louvre, 
Cherbourg, Musée des beaux-arts, régularisation de fin de dépôt d’une œuvre d’Adrienne Jouclard bien localisée à Équeurdreville, Jouclard ;
Paris, Sénat, fin de dépôt de 2 œuvres de Chapuy et Leroux ;
Strasbourg, Musée d’art moderne et contemporain, fin de dépôt d’1 œuvre de Utrillo (pour dépôt au Musée de Montmartre) ;
Reims, Musée des beaux-arts, fin de dépôt d’une œuvre de Duchamp-Villon.

 

#L’INTERNATIONAL, UN HORIZON STRATÉGIQUE

Le Centre Pompidou Málaga

Le premier Centre Pompidou provisoire a été inauguré au printemps 2015 dans la ville de Málaga, en Andalousie. Ce Centre Pompidou Málaga s’est établi pour une durée de cinq ans dans le Cubo, un bâtiment de 6 000 m2 à vocation culturelle et situé sur le port de plaisance de la ville. Ville natale de Picasso, Málaga, cité andalouse de 600 000 visiteurs fonde son dynamisme actuel et son attractivité touristique sur la création et l’implantation d’événements culturels et d’institutions muséales de référence comme le Centre Pompidou.

Le Centre Pompidou provisoire propose au public de partager la richesse de la collection du Centre Pompidou, l’excellence de sa programmation, le croisement des disciplines artistiques, l’innovation de ses programmes de médiation.

Daniel Buren, Incubé, travail in situ, mars 2015. Photo : © Centre Pompidou Málaga © Adagp, Paris 2017Daniel Buren, Incubé, travail in situ, mars 2015. Photo : © Centre Pompidou Málaga © Adagp, Paris 2017

Il offre un parcours permanent d’une centaine d’œuvres choisies dans l’incomparable collection du musée national d’art moderne / centre de création industrielle en invitant le public à une traversée de l’art des 20e et 21e siècle. Cet accrochage renouvelé tous les deux ans se déploie sur une surface de 2 000 m2. Deux à trois expositions temporaires thématiques ou monographiques sont présentées chaque année, conçues par des conservateurs du Centre Pompidou et puisant dans les différents segments de la collection (photographie, design, architecture, vidéo). Cette expérience se vit également à travers des programmes pluridisciplinaires consacrés à la danse, à la performance, à la parole, au cinéma, ainsi qu’à l’aide de dispositifs de médiation, en particulier à destination du jeune public.

Yves Klein, Portait-relief « Arman », 1962 © Centre Pompidou /Dist. RMN-GP/ Photo : P. Willi © Yves Klein / Adagp, Paris 2017Yves Klein, Portait-relief « Arman », 1962 © Centre Pompidou /Dist. RMN-GP/ Photo : P. Willi © Yves Klein / Adagp, Paris 2017

En 2016, le Centre Pompidou Málaga a accueilli 165 289 visiteurs. L’année a été particulièrement marquée par la fréquentation des expositions « Cinéma Dada » (23 332 visiteurs) et « Le Nouveau Réalisme » (22 711 visiteurs). Le public jeune n’a pas été oublié avec l’exposition - atelier « Frida et moi » qui a vu défiler 7 054 visiteurs entre les mois de février et juin, devenant ainsi l’exposition pour enfants la plus visitée depuis l’ouverture du lieu.

Les événements pour les 18 - 30 ans et les familles ont également été couronnés de succès, l’édition n°2 des soirées Otra Noche et L’Impromptu « Arman » ont accueilli respectivement 442 et 478 participants. 

Plus de 
165 000
visiteurs 

Projet d’implantation du Centre Pompidou à Bruxelles

La Région de Bruxelles Capitale et le Centre Pompidou ont signé un protocole d’accord le 29 septembre 2016.

La Région de Bruxelles Capitale a acheté le bâtiment de l’ancien garage Citroën de la place de l’Yser afin de le transformer en lieu culturel majeur. Ce lieu doit accueillir, entre autres, le Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (CIVA) et un nouveau musée d’art moderne et contemporain dont le projet scientifique et culturel sera le fruit d’une coopération entre la Région et le Centre Pompidou.

Ce projet s’inscrit dans un plan de revitalisation de la zone du canal de l’Yser, en amplifiant l’offre touristique et la dynamique culturelle déjà présente sur ce territoire, grâce notamment au Kaaitheater, au KVS, au centre d’art et de nouveaux médias Argos, etc.

Dans le cadre de ce partenariat, le Centre Pompidou mettra à disposition des œuvres de sa collection. 

La Région bruxelloise souhaite également s’appuyer sur les savoir-faire du Centre Pompidou qui contribuera à la programmation culturelle, apportera expertise et ingénierie culturelle. Le Centre Pompidou exercera également une mission de conseil et d’assistance pour la stratégie d’acquisition des collections permanentes et de développement du futur musée.

Le partenariat entre la Région et le Centre Pompidou se développera en deux phases :

  • la première, objet du protocole d’accord signé le 29 septembre, est une phase de préfiguration du projet au cours de laquelle les modalités de partenariat seront déterminées ;
  • la seconde, à partir de la signature de la convention, consistera à concrétiser le projet sur la base des modalités déterminées durant la phase de préfiguration.

La mission de préfiguration remettra ses conclusions fin juillet 2017. 

Elle doit donner lieu à la signature d’une convention de partenariat structurel entre la Région et le Centre Pompidou d’ici la fin de l’année 2017.

La date d’ouverture au public du musée est prévue pour 2021, avec la réalisation d’actions de préfiguration dès 2018.

Les itinérances d’expositions

Le Centre Pompidou a poursuivi sa politique volontariste de diffusion des expositions produites et présentées préalablement dans ses galeries, à Paris. En 2016, quatre monographies ont ainsi circulé en Europe.

La rétrospective de l’œuvre de « Mona Hatoum » a réuni sur 2 100 m² 106 dessins, photos, sculptures, installations, vidéos et textiles dans la Galerie 1 du Centre Pompidou. Elle a ensuite été présentée dans une version réduite, sur 1 100 m², à la Tate Modern de Londres du 4 mai au 21 août 2016 puis sera au Museum of contemporary art Kiasma d’Helsinki du 7 octobre 2017 au 26 février 2018.

La rétrospective « Dominique Gonzalez-Foerster. 1887 - 2058 », dans la Galerie 3 du Centre Pompidou, présentait 20 installations sur 1 150 m² et a reçu près de 98 000 visiteurs. Le Kunstsammlung de Düsseldorf a ensuite accueilli l’exposition, sur 1 660 m², du 23 avril au 7 août, attirant 50 000 visiteurs.

Le Centre Pompidou a consacré, pour la première fois, une rétrospective à l’œuvre de « Wifredo Lam », à travers un parcours de près de trois cents œuvres - peintures, dessins, gravures, céramiques - enrichi d’archives, de documents et de photographies, témoins d'une vie engagée dans un siècle bouleversé. Programmée en Galerie 2, sur 1 100 m², du 30 septembre 2015 au 15 février 2016, l’exposition a ensuite itinéré au Museo Reina Sofia de Madrid du 6 avril au 16 août 2016, puis à La Tate Modern de Londres du 14 septembre 2016 au 8 janvier 2017.

Enfin, à la Martinique, la Fondation Clément, se consacre depuis 2005 à la promotion de l’art contemporain dans la Caraïbe. Un nouvel espace a ouvert en janvier 2016 offrant une surface d’exposition de 600 m2, répartie sur trois salles entièrement dédiées à la création contemporaine. Pour inaugurer ce nouveau lieu, la Fondation Clément a souhaité accueillir la rétrospective que le Centre Pompidou avait consacrée à Hervé Télémaque. Du 24 janvier au 17 avril 2016, 35 000 visiteurs ont pu y découvrir les 53 peintures de l’artiste après leur exposition à Paris et Marseille.

Le succès des expositions hors les murs 

La collection du Centre Pompidou poursuit son rayonnement international, et ce notamment grâce à une stratégie ambitieuse d’expositions hors les murs. Ainsi, le Centre Pompidou a présenté cinq expositions dans sept lieux, réalisées exclusivement à partir de ses collections pour des partenaires étrangers. Celles-ci ont attiré le nombre record de près de 700 000 visiteurs, en 2016 (hors Centre Pompidou Málaga).

Parmi ces projets, l’exposition « Matisse en son temps » a été présentée à l’Oklahoma City Museum of Art, aux États-Unis, après deux étapes en Suisse et en Italie. Cette première collaboration entre le Centre Pompidou et cette institution américaine a été couronnée de succès, avec 62 175 visiteurs venus admirer les œuvres de cet immense artiste et de ses contemporains, et constituer à ce jour l’une des trois meilleures fréquentations et la meilleure moyenne/jour de toute l’histoire de l’Oklahoma City Museum of Art.

L’exposition thématique « Masterpieces from the Centre Pompidou, 1906-1977 » - visible au Shanghai Exhibition Centre jusqu’au 15 janvier dernier - a réuni quant à elle soixante-dix chefs d’œuvre de la collection du Centre Pompidou et a été vue auparavant par plus de 200 000 visiteurs au cours de ses trois mois de présentation au Tokyo Metropolitan Museum of Art, au Japon.

Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Shanghai Exhibition Center © Centre Pompidou / Photo : M. Schischke
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Shanghai Exhibition Center © Centre Pompidou / Photo : M. Schischke #
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Shanghai Exhibition Center © Centre Pompidou / Photo : M. Schischke
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Shanghai Exhibition Center © Centre Pompidou / Photo : M. Schischke #
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Tokyo Metropolitan Art Museum © Centre Pompidou / Photo  E. Watanabe
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Tokyo Metropolitan Art Museum © Centre Pompidou / Photo E. Watanabe#
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Tokyo Metropolitan Art Museum © Centre Pompidou / Photo  E. Watanabe
Vue de l’exposition « Masterpieces of the Centre Pompidou : Timeline 1906-1977 » au Tokyo Metropolitan Art Museum © Centre Pompidou / Photo E. Watanabe#

Le succès du Centre Pompidou Málaga, première implantation de ce type à l’étranger et inauguré en mars 2015, ne se dément pas avec la programmation susmentionnée illustrant toute la richesse et la diversité du Centre Pompidou. 

Près de 900 000 visiteurs ont pu admirer les œuvres des collections, mais aussi la qualité de la programmation et le savoir-faire des équipes du Centre Pompidou à l’étranger.

Les Cinémas du Centre Pompidou à l’international

La manifestation Hors Pistes évolue en voyageant. Tokyo, Istanbul, São Paulo, Reykjavik, le Centre Pompidou Málaga sont autant de lieux qui ont accueilli la manifestation depuis sa création et, pour chacune de ses haltes, Hors Pistes travaille avec la scène artistique locale afin de recomposer un programme qui mêle les œuvres produites par la manifestation dans sa version parisienne et des œuvres issues de la région qui l’invite. Le Centre Pompidou Málaga a ainsi proposé « El arte de la Revuelta » durant un mois dans son espace d’exposition temporaire. Des artistes de Málaga, et plus largement de l’Espagne entière, ont composé un parcours autour des révoltes qui ont secoué notre planète ces dernières années. Parallèlement à l’exposition, comme dans sa version parisienne, des ateliers et performances étaient proposés au public. 

Les rétrospectives intégrales et expositions monographiques de cinéastes voyagent également. L’intégrale Sharunas Bartas a traversé l’Amérique latine, aux festivals de Cartagena en Colombie (mars), Al Este de Lima au Pérou (juin) et Al Este del Plata en Argentine (septembre). Celle de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet a également voyagé au MoMA à New York en mai, puis au Museo Reina Sofia à Madrid en octobre - novembre. La rétrospective Jafar Panahi a été reprise à la Cinematek à Bruxelles, avec une exposition de photographies de la série inédite « Nuages » au Bozar en octobre - novembre. Les cinémas Grütli à Genève ont aussi présenté l’intégrale en décembre.

Les Spectacles vivants à l’international

Les Spectacles vivants participent pleinement au rayonnement international du Centre Pompidou, d’une part, par un engagement dans la programmation du Centre Pompidou Málaga, avec la présentation des performances d’Anna Halprin, de Marlene Monteiro Freitas, d’Ali Moini et Clédat-Petitpierre et, d’autre part, par la circulation des œuvres coproduites par l’établissement, montrées dans des lieux prestigieux en France comme à l’étranger. Parmi les spectacles coproduits et diffusés cette année en Europe et sur le continent américain : Daniel Linehan, Christian Rizzo, The Wooster Group, Raimund Hoghe, Marlene Monteiro Freitas…

Les prêts et les dépôts à l’international

2 870 d’œuvres ont été prêtées à l’étranger, y compris hors les murs.

Prêts pour des expositions hors les murs (HLM), 863 œuvres, notamment  

« Matisse en son temps », à Turin et Oklahoma, 114 œuvres ; 
« Kandinsky » à Madrid, 95 œuvres ; 
« Une histoire » à Munich, 172 œuvres ; 
« Reframing Modernism » à Singapour, 103 œuvres ; 
« Masterpieces » à Tokyo et Shanghai, 71 œuvres.

Au Centre Pompidou Málaga, 90 œuvres présentées en permanence et en exposition 

« Elles sont modernes, elles sont photographes, », 166 œuvres ;
« Cinéma Dada », 17 œuvres ;
« Nouveau réalisme », 16 œuvres ;
« Architectures parisiennes », 61 œuvres.

Prêts courants 

Francfort, Museum für Moderne Kunst Frankfurt (MMK), « Un musée imaginé », 37 œuvres ;
Vienne, Kunstforum, « Balthus », 11 œuvres ;
Aalborg, Kunsten Museum, « Donation F. et D. Guerlain », 265 œuvres ;
Londres, Tate Modern « Performing the Camera », 153 œuvres ;
Cologne, Ludwig Museum, « Fernand Léger », 36 œuvres ;
Zurich, Kunsthaus, et New York, MoMA, « F. Picabia », 24 œuvres ;
Rome, Muzeo Nazionale Romano, « Arp », 12 œuvres ;
Barcelone, Museo Picasso, « The Crystal in the Flame », 22 œuvres ;
Liverpool, Tate, « Y. Klein », 23 œuvres ;
New York, Jewish Museum, « Pierre Chareau », 29 œuvres ;
Madrid, Museo Reina Sofia, « Anne-Marie Schneider », 19 œuvres ;
New York, MoMA, et Madrid, Museo Reina Sofia, « Broodthaers, », 3 œuvres ;
Berne, Zentrum Paul Klee (ZPK), « Klee et le Surréalisme », 61 œuvres.


Les produits éditoriaux s’exportent

L’activité de ventes de droits à l’international s’est considérablement développée ces cinq dernières années avec une hausse de 152% (+37% entre 2015 et 2016).

Avec 18 projets réalisés, le nombre de titres publiés a triplé en cinq ans. Ce sont tout d’abord les cessions liées aux itinérances qui ont permis d’accroître ce chiffre (+62%) grâce notamment, aux doubles étapes à l’international (« Wifredo Lam » à Londres et à Madrid) et la contractualisation de deux versions étrangères pour le catalogue de l’exposition « Magritte. La trahison des images » qui s’est tenue à Francfort au premier semestre 2017.

Les ventes liées aux expositions hors les murs ont aussi sensiblement augmenté (+66%). Ce résultat est dû la fois à la multiplication des coproductions en Asie (Chine, Japon et Singapour) et aux achats des droits pour la réalisation de produits dérivés. Ces derniers ont représenté en 2016 environ 18% du total des recettes cessions hors les murs.
La communication renforcée autour des projets éditoriaux et merchandising et la participation aux principales foires professionnelles ont désormais consolidé un réseau d’éditeurs partenaires très désireux d’accompagner les éditions du Centre Pompidou dans leur développement.

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